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psychose

Ce qu’il faut savoir sur la psychose


Vidéo de sensibilisation à la schizophrénie, fait par la Société Québécoise de la schizophrénie dans le cadre de la journée mondiale de sensibilisation à la schizophrénie et à la psychose.

 

 

https://youtu.be/f-Ggq37Astc

 

Les troubles psychotiques font partie des troubles mentaux sévères et touchent environ 3 % de la population. Ils débutent le plus souvent chez les adolescents et les jeunes adultes et peuvent être ignorés pendant plusieurs mois, voire même plusieurs années.


La psychose est un trouble du cerveau qui amène une altération du contact avec la réalité. Les changements peuvent survenir au niveau des perceptions, des pensées, des émotions et des comportements.

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Lorsque non traitée, la psychose occasionne beaucoup de souffrance et son impact se répercute à divers degrés sur le fonctionnement social, familial, scolaire et professionnel. En effet, la psychose apparaît souvent au début de l’âge adulte, à une époque critique du développement où des changements sociaux et psychologiques majeurs surviennent: individuation par rapport à la famille; développement d’intérêts, d’habiletés et de loisirs; découverte de l’intimité et de la sexualité; formation et maintien de relations sociales (amis, collègues); choix de carrière, début d’emploi ou études supérieures.


Des études ont récemment démontré que l’obstacle majeur, mais modifiable, au succès d’un traitement d’une psychose est sa durée avant le début du traitement. Le plus longtemps la psychose perdure sans traitement,  plus lente sera la récupération. Dans la majorité des cas, une détection précoce et une intervention intensive peuvent mener à une rémission complète des symptômes et ainsi éviter une souffrance et une incapacité prolongées. Par contre, les rechutes de la maladie psychotique peuvent être fréquentes, d’où l’importance d’une intervention spécialisée. 


La schizophrénie par Dr Pierre Lalonde

 

Psychose et Cannabis Dre Sophie L’Heureux

 

Lettre sur cannabis et psychose envoyée à M. Justin Trudeau et à la presse, oct 2016



Le traitement


Le traitement intègre une combinaison des éléments suivants :

Devenir membre aqppep

• médication appropriée (visant la stabilisation des symptômes) : p.ex. la plus petite dose efficace d’antipsychotique atypique


• psychothérapie de soutien et cognitivo-comportementale


• participation à des groupes thérapeutiques visant l’adaptation à l’épisode psychotique par le développement d’habiletés sociales et fonctionnelles, une meilleure connaissance de soi, l’atteinte des objectifs de vie et l’amélioration de l’autonomie personnelle.


• Dans les moments de crise, le suivi peut être intensifié si nécessaire. Tous les efforts sont mis en œuvre afin que le patient retrouve un degré de fonctionnement optimal.


Psychiatres, omnipraticiens, travailleurs sociaux, ergothérapeutes, psychologues, infirmiers, conseillers en orientation, psychoéducateurs, etc. peuvent faire partie de l’équipe interdisciplinaire.

 

 

http://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1036388/cannabis-marijuana-sante-mentale-inquietudes-psychiatres-psychose

 


La psychose et son traitement - Dre Amal Abdel-Baki (Diaporama)



Objectifs des programmes d’intervention précoce


  • Détection précoce de la psychose en collaboration avec les organismes communautaires et la première ligne
  • Permettre un accès facile et rapide à un traitement pour les jeunes souffrant de psychose
  • Offrir un traitement précoce et intensif basé sur la collaboration tant avec le jeune que ses proches, dans un climat d’«espoir réaliste»
  • Offrir une intervention autant que possible dans le milieu de vie et dans une optique de continuité de soins.
  • Atteindre une rémission des symptômes de la psychose et la réintégration du patient dans son milieu et dans ses rôles sociaux significatifs
  • Offrir une gamme étendue de services à la fine pointe des connaissances actuelles
  • Promouvoir l’importance de la prise en charge précoce et intensive des jeunes souffrant d’un épisode psychotique dès les premiers signes

 

Les services offerts par les programmes d’intervention précoce?


Évaluation

évaluation psychose

Le plus tôt possible, idéalement dans les jours qui suivent la demande, un premier contact est établi afin de déterminer si la personne présente des signes probables d’une psychose débutante.  Dans les cas où il y a une liste d’attente, vu la pénurie de ressources dans plusieurs milieux au Québec, le patient peut être orienté entre temps vers l’urgence pour une évaluation psychiatrique. Par la suite, une évaluation plus approfondie est complétée par une équipe d’experts composée d’un psychiatre et d’une équipe interdisciplinaire afin de déterminer si la personne souffre de psychose et quelles sont ses difficultés, ses besoins et son projet de vie. L’entrevue se fait habituellement dans les locaux des programmes, mais peut également se faire dans la communauté selon les  besoins et le fonctionnement de chaque clinique.



Traitement : principes de base

traitement psychose

Après l’évaluation, un traitement médical et psychosocial complet et intensif est offert au jeune adulte en priorisant l’intervention dans le milieu de vie du patient autant que possible.  Lorsque nécessaire, l’hospitalisation la plus courte possible est facilitée.


L’intervention multidisciplinaire se fait dans le cadre d’une approche de collaboration avec le patient et ses proches. Elle cherche d’abord à stabiliser les symptômes et la situation de vie, incluant la résolution des problèmes concernant l’hébergement, les relations sociales, le revenu, etc. Puis, graduellement, l’intervention vise une plus grande autonomie du patient par sa réintégration dans un rôle social significatif pour lui. 


Pour y parvenir, des activités intégrées dans la communauté et l’environnement social du patient sont privilégiées. Une aide est aussi offerte au jeune adulte pour l’aider à reprendre les études ou le travail le plus rapidement possible.  L’intervenant principal et le psychiatre développent donc un plan de traitement individualisé avec chaque patient et sa famille.





Formation

formation psychose

La plupart des cliniques se retrouvent en hôpital universitaire.  Elles accueillent donc et forment des étudiants stagiaires et des résidents de diverses disciplines (médecine, psychiatrie, ergothérapie, travail social, psychologie, soins infirmiers, etc.) intéressés à développer et à partager leurs connaissances et habiletés dans ce secteur de soins. En plus des conférences scientifiques offertes aux médecins et autres professionnels de la santé, ces programmes offrent également de la formation et des conférences éducatives au sein des organismes communautaires ou scolaires, intervenant auprès des jeunes ou encore des associations de soutien pour les proches des personnes  atteintes de maladie mentale afin de sensibiliser le plus grand nombre  à l’importance de l’intervention précoce pour la psychose. 



Recherche

recherche psychose

Plusieurs de ces programmes élaborent ou participent à des  activités de recherche qui touchent entre autres les sujets suivants :


• les facteurs de risque pour le développement de la psychose : mieux comprendre la façon dont les facteurs biologiques et environnementaux interagissent et influencent le développement des troubles psychotiques


• l’évolution à long terme et ses prédicteurs


• l’efficacité des traitements psychosociaux et pharmacologiques


Comment avoir accès à ce genre de services?


Les mécanismes de référence de même que les critères d’admission diffèrent d’une clinique à l’autre.  Veuillez vous informer soit par téléphone ou consultez  le site internet de la clinique de votre région


Témoignages




Témoignage de M. Luc Vigneault à l’émission « Tout le monde en parle » (2013) :

http://www.youtube.com/watch?v=ZqZgpNVBzeg

 

« Jongler avec la maladie mentale » (2011)

http://www.youtube.com/watch?v=y8dmZDcS-bQ

 










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